Notre histoire

(Edit : cette page est en cours de construction (au niveau de la mise en forme notamment), mais l'essentiel est là ! Moriss s'active pour y remédier, ne soyez pas trop dur avec lui.)
Préface by Moriss 
Il s’agit d’une version (très) longue de l’histoire de Vendredi (de 1994 à 2020). Louis a pas mal raconté sa vie mais il tenait à tout raconter dans les moindres détails pour vous montrer l’envers du décor de la création d’une marque en France et montrer aussi que tout le monde peut se lancer et réaliser ses rêves (n’ayons pas peur des mots). Si vous voulez en savoir un peu plus mais pas trop non plus et si vous n’avez pas trop de temps devant vous, j’ai pris le temps de relire et de mettre du gras pour vous permettre de “lire en diagonale”. Et si vous n’avez vraiment pas le temps, on vous a fait une version courte de l’histoire de Vendredi.
Bonne lecture !
Moriss
Ah attendez !!!
Avant de commencer, il serait peut-être plus poli de se présenter. Nous aussi on aime mettre des visages sur des prénoms.
Fin du suspense, nous voici :

Louis (à gauche) et moi, Moriss (à droite).


Bon allez, je laisse la parole à Louis.


Hello cher “visiteurs” (c’est très impersonnel, mais je n’aime pas dire juste “hello” non plus), 

J’adorerais pouvoir vous appeler chacun par votre prénom mais la technologie ne nous le permet pas encore, ça y est, je commence déjà à me confier.

Je m’arrête là, revenons à nos moutons. 

Tout d’abord bienvenue à vous,  avec Moriss, on est très contents de voir que Vendredi vous plaît et que vous voulez en savoir un peu plus sur nous !

Enfin sauf si vous venez d'atterrir ici par hasard et sans vraiment le vouloir.

Pour vous parler de Vendredi je suis un peu obligé (même si je n’aime pas particulièrement ça) de vous parler de moi.

Pour tout vous dire, de nature plutôt “timide” et "réservée", je m’étais au tout début de l’aventure, mis en tête de ne pas parler de moi et de ne pas me “mettre en avant”.

Mais je me suis vite rendu compte qu’il était indispensable de le faire. Moi le premier, j’aime “connaître” les gens qui se cachent derrière chaque marque/entreprise/aventure. J’ai donc pris sur moi et je me suis fait à cette idée.


Mais bon je ne suis pas ici pour me confier sur mes “névroses”. Alors allons-y !


Enfance


Je suis né à Lille, en 1994 (j’ai 26 ans à l’heure où j’écris ces mots, en 2021) et j’ignore d’où me vient précisément cette passion mais comme vous pouvez le constater, j’aime les maillots de bain depuis ma plus tendre enfance :


Jusque là rien d’anormal, vous aimez surement aussi les maillots de bain (et tout ce qu’ils évoquent) mais vous n’avez pourtant pas eu cette idée (“folle” pour certains) de lancer une “marque de maillots de bain à Lille”.


C’est en fait, en 1999, suite à un lourd traumatisme lors d’une douce journée d’été à la montagne que tout a commencé... Jugez par vous-même :


Mon frère Thomas, mon père Pierre et moi… 


Même si j’ai aujourd’hui réussi à pardonner mes chers parents (Maman, Papa, je vous aime <3), je me suis ce jour là promis de tout faire pour qu’aucun autre malheureux petit garçon n’ait un jour à subir un pareil traumatisme.


Et c’est ainsi qu’est né Vendredi. Enfin du moins l’idée qui s’est ensuite logée dans un coin de ma tête.


Puis la vie a repris son cours, j’ai “réappris” à vivre normalement et j’ai même fini par oublier.


Parcours scolaire


J’ai suivi un parcours scolaire des plus classiques. J’ai été un élève moyen. J’ai décroché une mention “assez bien” (avec la note de 12,00… brillant !) au bac scientifique (je me demande d’ailleurs encore pourquoi j’ai choisi cette filière) puis j’ai enchaîné avec 2 ans de “prépa intégrée” et une école de commerce.


J’ai depuis mon plus jeune âge baigné dans l’entrepreneuriat puisque mon arrière grand-père (Jules) ainsi que mon grand-père (Jean-Pierre) étaient tous deux entrepreneurs.


Jules a créé en 1928 une entreprise familiale (que vous connaissez peut-être si vous êtes amateur de bon café) dans laquelle mon père (Pierre) et mon frère (Thomas) travaillent toujours aujourd’hui. Une entreprise dans laquelle j’aimais me rendre avec mon frère pour passer du temps à jouer dans les entrepôts.


J’ai donc développé en parallèle de ma scolarité une véritable passion pour l’entrepreneuriat et j’ai commencé à occuper une partie de mon temps libre en lisant des articles, des livres, en regardant des conférences, des interviews et de reportages sur ces gens fascinants qui partent d’une page blanche et écrivent des histoires incroyables.


Je me suis alors dit qu’un jour, moi aussi, je ferai le grand saut et tenterai ma chance !


J’ai commencé à m’intéresser à plusieurs secteurs et notamment à celui de la restauration (oui, comme beaucoup, j’aime (beaucoup) manger…).


J’ai eu pas mal d’idées plus ou moins perchées dont certaines que je n’assume toujours pas aujourd’hui...


Les maillots de bain 


Et c’est finalement mon amour pour les maillots de bain et ce traumatisme qui ont fini par me rattraper !


Et en y réfléchissant et en m’intéressant de plus près au marché du short de bain pour homme, j’ai fait plusieurs constats édifiants :


  • on ne sait jamais vraiment où trouver (ni même chercher) un maillot (ou short) de bain
  • c’est toujours un achat de dernière minute, dans l’urgence
  • le maillot de bain est un vêtement on ne peut plus saisonnier, on n’en trouve donc que 4 mois par an dans les magasins 
  • il existe 2 alternatives pour les hommes qui cherchent des maillots de bain : soit se rendre dans les grandes chaînes de prêt-à-porter (ou d’articles de sport) où l’on trouve des maillots peu chers certes (mais donc confectionnés à l’autre bout du monde dans des conditions pas toujours très correctes, même s’il ne faut pas généraliser) mais de mauvaise qualité et pas forcément très beaux. Soit se tourner vers les grandes marques spécialisées pour trouver des produits de bonne qualité (en général) mais pas forcément très fun et surtout à des prix très élevés, à partir de 120€ et jusqu'à 500€ pour certains (ce qui ne veut d’ailleurs pas dire qu’il sont forcément confectionnés près de chez nous dans des conditions décentes). 
  • il y a, à cause de ces 2 seules alternatives, de grandes chances pour que vous vous retrouviez avec le même maillot de bain que vos voisins de serviette sur la plage 
  • le marché n’a pas vraiment évolué depuis les années 70 et l’invention du short de bain “moderne” tel qu’on le connaît aujourd’hui
  • malgré le produit et tout ce qu’il évoque et implique (les vacances, les voyages, la plage, le soleil etc) le marché n’est pour sa part pas vraiment très fun 
  • et d’autres encore mais je m’arrête là


Et d’un point de vue plus personnel, je ne trouvais pas ce que je cherchais chez les distributeurs/marques existants. À savoir des maillots de bain beaux, originaux, colorés, confectionnés pas trop loin de la France et à des prix relativement accessibles, j’entends par là moins des 120€ minimum affichés par la plupart des grandes marques.


Et comme beaucoup (dont peut-être vous ?) une fois que j’ai trouvé une marque qui me plaît, j'aime pouvoir m’y fier sans trop me poser de question. 


Mais je n’ai jamais trouvé cette marque pour ce qui concerne le short de bain.


Je me suis donc mis en tête de la créer (enfin essayer) !


Je suis à cette époque en école de commerce (oui, je vous avais dit, j’ai un parcours très original...) et j’ai l’occasion de partir à l’étranger pendant un semestre. Mon choix se tourne vers un pays qui m’intrigue et que je veux découvrir (et aussi un peu parce que tous mes potes y allaient…) la Chine.


J’ai alors profité de mon (important) temps libre pour approfondir mes recherches sur le marché et finalement confirmer mon idée qu’il y avait bel et bien une place à prendre.


Mon école me donnait à l’époque l’opportunité de faire une année de césure en entreprise avant ma dernière année. 


J’avais entendu dire qu’il était possible (même si très très peu fréquent) de déposer un dossier pour profiter de cette année de césure pour travailler sur un projet de création d’entreprise.


C’était l’occasion rêvée pour moi de faire le grand saut et de tenter ma chance !


Je dépose donc un dossier de candidature que l’école accepte tout en me recommandant vivement de faire un stage dans le “secteur” avant.


Je me dis alors que 6 mois ne me suffiront pas et décide de n’en faire qu’à ma tête. Ce qui me vaudra quelques soucis pour l’obtention de mon diplôme quelques années plus tard.


Les prémices de Vendredi 


Je commence donc en Septembre 2016 à travailler à plein temps sur le projet.


Enfin… “travailler”.


Parce que oui, tous les feux sont au vert certes, j’ai tout mon temps à consacrer à ce projet. 


Oui, mais, que faire ? Par où commencer ?


Il n’existe malheureusement pas (et c’est d’ailleurs peut-être ça qui rend l’aventure si belle) de guide du routard ou de GPS pour les gens qui décident de se lancer dans le grand bain de l’entrepreneuriat. 


Je décide donc de mettre sur papier les grandes étapes à réaliser pour mener à bien le projet :

  • trouver un atelier, ou plutôt un partenaire pour la confection
  • trouver un nom de marque (oui, Vendredi n’aurait pas dû s’appeler Vendredi mais… ceci est un teasing pour la suite)
  • trouver un(e) styliste/modéliste pour mettre en forme mes idées et les designs
  • trouver des fonds 
  • trouver un partenaire pour le développement du site internet 
  • trouver une identité, un univers, des choses à raconter autour de la marque 
  • trouver un photographe et des mannequins pour le premier shooting 

Etc, etc… 


"Trouver, trouver, trouver”… c’était en fait le début d’une immense chasse aux trésors. Qui a parfois pu se transformer par la suite en traversée du désert.


De nature pas forcément très organisée, je m’attaque à un peu toutes ces questions en même temps.

Trouver un atelier


Je commence naturellement par l’atelier de confection et je m’en remets d’abord à notre cher ami Google. 


Bah oui, dans ma tête (plutôt très naïve), dans ce contexte de mondialisation intense, rien ne sera plus simple que de trouver un atelier de confection.


Sauf que la réalité s’avère un peu plus compliquée. 


Après plusieurs semaines de recherche, je prends la mesure de la puissance de l’Asie en matière de confection et particulièrement de la Chine. 


En effet, en matière de mots clés liés à l’univers de confection, les moteurs de recherches ont plutôt tendance à renvoyer vers un célèbre site chinois qui met en relation les porteurs de projets avec les fournisseurs et fabricants justement. 


Jusque là tout va bien. 


Oui sauf que ce géant chinois s’avère être plutôt chauvin et met surtout en avant les usines/ateliers compatriotes.


Je n’avais pas, pour être tout à fait transparent, à l’époque exclu cette idée de me tourner vers l’Asie, pour la confection (puisque comme il existe de “mauvais” ateliers en Europe, il en existe de très bons en Asie). Ni l’idée du Made in France d’ailleurs.


Mais au fil de ma réflexion j’ai finalement décidé de favoriser une confection relativement locale, pour des raisons assez logiques de proximité, de convictions et d’impact environnemental. 


En parallèle, je me suis rendu compte que le made in France serait impossible ou plutôt incompatible avec le projet et en particulier avec cette volonté de proposer un short de bain relativement accessible.


En creusant un peu, je me rends compte que la Tunisie, le Maroc, la Bulgarie, la Roumanie et le Portugal sont des pays réputés dans la confection de shorts de bain.


Je décide donc de réorienter les recherches vers ces pays.


Après des recherches plus approfondies j’arrive à entrer en contact avec des ateliers Roumains, Bulgares et un atelier Portugais.


Et je commence à échanger par mail avec Sofia, qui est commerciale pour ce dernier et avec qui le feeling passe plutôt bien. Jusqu’au moment où elle se rend compte que je suis “trop petit” pour eux… essaie encore ! 


Mais cette chère Sofia ne m’a pas laissé planté là, seul, dans l’obscurité et m’a gentiment mis en relation avec Ana, une de ses amies, commerciale pour un plus petit atelier qui deviendra l’atelier de Vendredi (enfin, à peu de choses près, je vous explique ça après).


On reprend les présentations et les échanges par mail avec Ana. 


Le design et la coupe


En parallèle je décide de m’atteler à une partie indispensable pour avancer avec le potentiel futur atelier. La création des designs et donc la quête d’un ou une styliste/modéliste/graphiste. 


Je fais appel à mon entourage et je contacte finalement Caroline (qui était à l’époque encore étudiante en école de mode). On commence alors à travailler ensemble pour donner naissance quelques mois plus tard après de nombreux aller-retours et ajustements aux 5 premiers motifs de Vendredi. 


Pourquoi 5 ? 


Pour des raisons de coût d’abord et aussi de simplicité/praticité. Parce qu’il faut savoir que chacun de ces 5 modèles sera décliné en (5 tailles au départ et 12 aujourd’hui) ce qui fait donc déjà 25 références et demande donc, même si cela peut paraître dérisoire une certaine organisation pour la logistique notamment (pas ma tasse de thé pour tout vous dire). 


Puis viennent les premiers échantillons de tissu imprimés.


Et c’est je dois l’avouer assez émouvant de voir enfin quelque chose de concret.


Le design c’est bien mais il me fallait aussi la coupe “parfaite” (je mets des guillemets parce que c’est assez subjectif mais elle est parfaite à mon goût et au goût de nos milliers de clients).


Pour ça, j’ai fait le choix de me débrouiller seul. 


J’avais à l’époque contacté pas mal d’entrepreneurs qui s’étaient lancé dans des aventures similaires quelques années plus tôt.


Qui m’avaient alors conseillé de ne pas trop me prendre la tête sur ce sujet et de me baser sur les maillots de bain que j’avais et qui me plaisaient. 


J’ai donc passé plusieurs journées à mesurer des dizaines de maillots de bain dans tous les sens (les miens, ceux de mon père, de mon frère, de mes amis et d’autres achetés pour l’occasion) je ne savais pas qu’on pouvait mesurer autant de choses sur un maillot de bain de quelques centimètres carré. 


C’est ainsi, après de nombreux ajustements, que je suis finalement parvenu à établir un tableau de mesure (“sizing chart” comme on dit dans le milieu) de la coupe idéale à mes yeux.


J’ai transmis un tableau à l’atelier qui a pu développer les patrons correspondants.



Le site internet


En parallèle, pour le site internet, la grande question (que tout le monde se pose à ce stade), a été de savoir si je devais plutôt “bidouiller” un petit site moi même à l’aide d’une “plateforme e-commerce”. Ou de confier la conception à un professionnel. 


Chose qui m’a été vivement conseillée par une experte du e-commerce pour démarrer sur des bases solides. J’ai finalement décidé de l’écouter et de chercher un partenaire pour ce sujet.


Je rencontre alors (en décembre 2016) Pierre Eloi que j’ai connu par l’intermédiaire d'amis ayant travaillé avec lui et qui tient une agence de conception de site internet. 


On se met au travail dans la foulée. Contrairement à ce qu’on pourrait croire et surtout à ce que je croyais, développer un site internet (solide et personnalisé) demande beaucoup (beaucoup) de temps et de travail. D’autant plus quand on est (un peu trop) exigeant comme je peux parfois l’être.


Le nom Vendredi


Pour ce qui concerne le nom de la marque… au départ, j’avais mon idée en tête et je voulais l’appeler Maurice. 


Parce que c’était un prénom que j’aimais bien et qui me faisait marrer tout simplement. Et qu’il y avait aussi ce lien avec l’île paradisiaque éponyme.


Sauf qu’après quelques recherches, ce nom était déjà déposé à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle)… douche froide. Je n’avais pas de plan B.


J’ai donc commencé à en parler autour de moi, à demander des avis, des idées et notamment à Martin, cofondateur de l’agence de publicité Nash & Young. 


Il a gentiment accepté de m’aider sur ce sujet avec ses équipes et je les en remercie d’ailleurs car c’est à eux que l’on doit le nom Vendredi.


Pour tout vous dire (oui, oui je vous dis vraiment tout), j’ai choisi “Vendredi” au départ parmi plusieurs propositions “par défaut”, sans réelle conviction. Mais avec du recul il me semble aujourd’hui tellement évident et cool. Je pense que je n’aurais jamais pu trouver mieux.


Vendredi pour le dernier jour de la semaine, qui annonce le week-end, la détente et parfois les vacances. Puis il y avait aussi Vendredi le fidèle compagnon de Robinson Crusoé et tout cet univers de l’aventure, de l'île déserte etc.


On a le nom et le logo par la même occasion. Une bonne chose de faite, on va pouvoir avancer sur l’identité, l’univers et la marque. 


La communication et l’identité


Depuis le début, j’avais en tête de m’amuser sur la communication et de façonner une marque à l’esprit et l’univers décalé, qui ne se prendrait pas au sérieux.


Il me fallait donc trouver un photographe capable de comprendre et de retranscrire cette identité. 


Je connaissais Clément Decoster (un photographe lillois) de réputation, je l’ai contacté, on s’est rencontré et le projet lui a beaucoup plu, il a décidé de nous suivre dans l’aventure !


Une bonne chose de plus, on avance !


J’avance en parallèle sur l’administratif et l’entreprise naît officiellement après le dépôt le 20 janvier 2017 d’un statut d'auto-entrepreneur (pour commencer, qui a changé depuis). De même, je dépose la marque Vendredi à l’INPI et l’entreprise est immatriculée au RCS.


Je rentre pas mal dans les détails pour ceux que ça intéressent parce que j’aurais moi-même à l’époque aimé avoir des infos de ce type. Donc si ça peut aider certains d’entre vous !


Le premier prototype


Ce n’est qu’en février, 5 mois après le début, que je reçois le premier prototype (pour la coupe, pas encore avec les motifs Vendredi). 


5 mois pendant lesquels je n’avais toujours rien de concret à montrer à mon entourage. 


5 mois pendant lesquels mes potes se demandaient ce que je pouvais bien faire de mes journées. Certains se le demandent d’ailleurs encore aujourd’hui… 


Une période de solitude assez difficile à vivre, je dois bien l’avouer.


Ce premier prototype s'avéra d’ailleurs être un énorme flop. 


Il était en taille M, j’ai donc fait appel à un ami (merci Henri) pour l’essayer (puisque je mets la taille L… rappelez-vous, j’adore manger). 


Résultat, il s’est retrouvé avec un maillot de bain jupe. Il aurait pu passer 2 jambes dans une.


L’atelier n’avait absolument pas pris en compte le précieux tableau qui m’avait demandé tant de travail et la coupe était tout simplement immonde (n’ayons pas peur des mots).


Bref, première incompréhension. Mais ça fait partie du jeu !


On ajuste tout ça avec l’atelier. 


Mais le temps commençait à presser… bah oui, il nous fallait impérativement les produits avant le mois de mai au plus tard. 


Il faut savoir que dans le domaine de la confection, c’est un peu comme pour les travaux, tout prend toujours (beaucoup) plus de temps que prévu.


Et puis, on est les petits nouveaux, on passe en dernier… c’est la loi du plus fort et c’est assez logique après tout. 


Grosse étape aussi, le choix du bon tissu. Et c’est encore plus difficile quand on a 22 ans et aucune expérience dans le milieu.


J’ai donc décidé de choisir un peu au feeling, selon ce que j’aimais et surtout de faire confiance à Ana, en lui demandant un tissu de bonne qualité, effet peau de pêche (doux), qui sèche rapidement et surtout solide !


Le gros inconvénient quand on sous-traite une telle partie essentielle du projet est qu’on est très très dépendant de l’atelier et donc assez impuissant.


Les minimums de production étaient de 200 pièces par modèle. Si vous suivez bien, on doit donc recevoir 1000 pièces pour cette première commande.


Tout avance doucement mais sûrement.


Ah oui, j’allais oublier un détail important.


Le financement


Vous vous posez sûrement, à ce stade, la question du financement, parce que oui, c’est pas donné de lancer une production de 1000 maillots de bain. 


Moriss ne voulait pas que j’aborde ce sujet tabou sous prétexte qu’aucune marque ne le fait. 


Mais raison de plus pour se mouiller !


Ayant eu la grande chance d’avoir le soutien de mes chers parents pour financer mes études, j’avais encore la possibilité de contracter un emprunt et m’endetter auprès d’une banque grâce à un petit “business plan” (rédigé un peu à l’arrache...).


Allez, pas de langue de bois entre nous, on a dit qu’on se disait tout, alors voilà le montant de l’emprunt : 28 000€


Cette somme était basée sur des estimations et permettrait de financer la première production, le site internet, le développement des produits et les nombreuses dépenses auxquelles on ne pense pas et qui nous tombe sur la tête en chemin.


On continue de rembourser cet emprunt tous les mois mais on a réussi à croître et à être rentables en autofinancement depuis.



Lancement des réseaux sociaux


Courant Avril (2017 pour vous resituer rapidement puisque je parle beaucoup et que j’ai tendance à s'éparpiller), on décide de lancer Vendredi sur les réseaux sociaux. Pas évident non plus quand on n’y connaît rien et qu’on ne sait pas trop où on va. 


Je pensais, à l’époque (bien naïvement encore une fois), que le plus dur serait d’avoir un bon et beau produit et qu’après ça, une petite publication sponsorisée sur Facebook et tout le monde s’arracherait les Vendredis. 


Je grossis un peu le trait et j’ai même presque honte de vous avouer une chose pareille mais il ne faut surtout pas se voir trop beau et croire que tout le monde vous attend, c’est tout sauf le cas. 


Je me suis, par la suite, rendu compte (un peu violemment) que le plus difficile était de vendre son produit.


Niveau com’, ce que je voulais c’était faire des choses décalées et amusantes, qui sortent de l’ordinaire. 


J’adore rire, je suis plutôt très bon public mais je ne suis pas spécialement bon pour faire rire. 


À l’école j’étais celui qui se faisait virer du cours, non pas parce que je faisais les bêtises mais parce que je riais aux bêtises... 


Le défi était donc pour moi de mettre en place une communication amusante et de faire rire les gens sur les réseaux sociaux… enfin essayer ! 


Mais au début, je ne savais pas trop comment m’y prendre. Il fallait être cohérent et puis je ne voulais pas que ça fasse trop amateur.


Sont alors venues de longues journées de réflexion.


Par où commencer ? Que raconter ? Faire un shooting ?


Là encore pas de gps... ce qui est cool quand on entreprend c’est qu’on apprend, certes sur le tas, mais on apprend beaucoup de choses en peu de temps. Et ça c’est vraiment cool !


On lance donc dans l’ordre, le compte Twitter, le profil Instagram et la page Facebook.


Oui mais on n’a pas de produit et donc pas de visuels... il nous a encore fallu nous creuser la tête pour contourner ce “problème” !


Twitter… ça peut paraître étrange de commencer par là mais j’avais constaté que c’était un réseaux social très intéressant pour interagir avec d’autres marques et aborder des sujets légers bien souvent sur le ton de l’humour. 


Voici donc sous vos yeux (ébahis ?) le tout premier Tweet et même la toute première prise de parole de Vendredi sur les réseaux sociaux : 

Et j’ai commencé à m’amuser avec des grands comme Big Fernand, Innocent, les opticiens Krys et bien d’autres. Ça m'amusait et je trouvais ça dingue de pouvoir interagir comme ça avec de si grosses boîtes !

 

Le compte m’a permis de faire mes armes et d’affiner le ton et la prise de parole que je prendrai par la suite sur Facebook et Instagram.

 

Je n’avais à l’époque pas encore de visuels des maillots. 

 

Je m’étais donc mis en tête de faire des montages volontairement nul de célébrités en Vendredi. 

 

Oui, mais je n’avais jamais ne serait-ce que vu l’interface du célèbre logiciel Photoshop de ma vie. J’ai donc décidé de mettre les mains dans le cambouis et d’apprendre à l’utiliser grâce à des tutos mais aussi et surtout à la pratique. Rien de tel !

 

J’ai donc lancé la page Facebook le 21/04/17 et commencé par un teasing (tout à fait nul avec du recul) où je dévoilais jour après jour les couleurs, les motifs et les associations de ces derniers.

 

Puis sont venus les premiers montages bien bien nazes avec le groupe AC/DC en avant/après Vendredi. Qui avait rencontré un succès au-delà de mes espérances !

 

C’était validé, je pouvais me permettre de faire ce genre de choses assez nulles et grossières, tant que c’était insolite et relativement amusant. 

 

Je vivais à l’époque (et c’est toujours le cas d’ailleurs...) chez mes parents (Tanguy) et nous avions quelques mois plus tôt accueilli un petit chien, prénommé Moriss.

 

J’avais un jour eu cette illumination de pourquoi pas le mettre en avant dans la communication et l’univers de la marque et ainsi éviter d’avoir à parler de moi.

 

Je pensais que ça donnerait un côté amusant et que grâce à lui, je pourrais légitimement dire “on” dans mes prises de parole. Je ne me voyais vraiment pas parler sans arrêt à la première personne.

 

Et surtout je pourrais mettre toutes les erreurs sur son dos eheh 

 

C’était acté, Moriss a été recruté en tant que “stagiaire de 3ème” début mai 2017 et présenté le 13 juin :

 

Photo

 

J’ai donc lancé le compte Instagram Vendredi le 24/04/17 en commençant par poster des photos de bouées gonflables en lien avec les futurs motifs mais aussi des dessins des futurs motifs, des paysages de rêve etc. En attendant évidemment de recevoir les produits et de publier vraiment les premières photos.

 

Instagram OK

 

Toute cette partie essentielle avançait plutôt bien.

 

Et en parallèle, la production aussi !

La livraison (tant attendue) du stock

 

Enfin il faudra quand même attendre le 18/05/17 pour ENFIN recevoir la cargaison.

 

Vous n’imaginez pas mon niveau d’excitation à la réception et à l’ouverture des cartons. Ils correspondaient parfaitement à ce que je voulais, c’était incroyable. Enfin du concret, l’aboutissement de tous ces mois de galère !

 

Pour vous dire, j'ai mis la chanson “we are the champions” à fond dans toute la maison, enfilé mon tout premier Vendredi et je suis allé danser sous la pluie dans le jardin… 

 

La honte ne tue pas !

 

Je commence alors à ouvrir les cartons et découvre dans un état d’euphorie chaque modèle.

 

J’organise le rangement de ces 1000 pièces et c’est seulement quelques jours plus tard que je me rends compte en en ouvrant quelques-uns qu’il y a quelque chose qui cloche…

 

Sur certaines pièces et notamment les Piquants (jaune/cactus) je découvre de grosses tâches noires… Je me rends alors compte qu’il me faut contrôler chacune des 1 000 maillots un par un.

 

Une bonne semaine avec des journées de 16h et le tour était joué.

 

Résultat ?

 

Digne du film “La vérité si je mens”, une bonne douche froide.

 

250, soit 1/4 des pièces “défectueuses”.

 

Après négociation avec l’atelier. On renvoie tout. Ils ont finalement réussi à réparer certaines pièces mais pas toutes. Les joies de la confection !

 

On était donc fin prêt à vendre.

 

Enfin pas tout à fait, le site n’était pas encore prêt. 

 

Au passage, je vous recommande P-E et son agence Pixpel si vous avez des projets qui nécessitent la création d’un site web solide et personnalisé. Il est à l’écoute, très compétent et sympa !

 

Entre la première rencontre et le lancement du site, se sont quand même écoulés plusieurs longs mois. Mais c’est de ma faute, je voulais vraiment avoir un résultat bien précis et surtout relativement abouti. 



Les premières ventes

 

Ce n’est que le 26 Juin 2017 (un peu tardivement pour des maillots de bain) que le site est enfin lancé et que les ventes commencent officiellement. Je dis officiellement que même si j’avais déjà commencé à en vendre quelques-uns autour de moi, le lancement du site a marqué le “vrai” lancement de l’aventure et les premières ventes à des clients inconnus dans toute la France.

 

Des débuts encourageants mais je me rends vite compte que ce n’est pas si facile que ça de vendre un produit, aussi beau et qualitatif soit-il. Personne ne vous attend et il faut dans un premier temps se faire connaître mais aussi et surtout convaincre. 

 

On a vraiment beaucoup parlé, on va s’arrêter là et faire un petit saut dans le temps.

 

Depuis le lancement

 

Vendredi a depuis bien grandi, il nous est durant ces premières belles année arrivé plein de choses assez folles, on :

 

  • a rendu des milliers de clients heureux
  • a parcouru le monde et visité des dizaines de pays à vos côtés
  • a ouvert des boutiques éphémères à Paris
  • est passé au 20h de TF1
  • s’est rendu compte par hasard qu’un des meilleurs footballeurs du monde était fan de Vendredi 
  • a installé un corner Vendredi au Printemps
  • a fait une collab’ très cool avec Le Colonel (ex Moutarde)
  • s’est retrouvé, suite à une histoire rocambolesque et un article dans le 20 Minutes au coeur d’un “scandale” très amusant avec l’affaire de “l’homme nu sur le toit du Carlton”
  • a rencontré des gens passionnant 



Moriss prévoit de sortir une petite rubrique “anecdotes” pour vous en dire plus sur certaines de ces histoires assez dingues.

 

En attendant, merci de nous avoir lus jusqu’ici, on espère que cette histoire vous a plu et que vous avez appris quelques trucs !

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